Mgr Ébacher - La faim dans le monde
Selon les données de la FAO, en 2025 environ 645 millions de
personnes sont sous-alimentées. En plus, 2,1 milliards de personnes (25,8 %
de la population mondiale) vivent une insécurité alimentaire modérée ou grave[1].
Le pape Léon XIV est très préoccupé par ce drame humanitaire
mondial. Il l’affirme dans trois interventions majeures : le message du 30
juin 2025 aux participants à la 44e session de la conférence de la FAO[2], le discours du 16 octobre
2025, lors de sa visite à l'assemblée de la FAO à l'occasion de la journée
mondiale de l'alimentation et du 80e anniversaire de fondation de
l'organisation[3],
et celui du 22 juin 2026 lors de sa visite au siège du programme alimentaire
mondial (PAM)[4].
Le pape rappelle que la terre produit assez pour tous les
humains, mais les pauvres « ne reçoivent pas leur pain quotidien ».
Avec force, il condamne l’usage de la faim comme arme de guerre par des groupes
armés qui brûlent les terres, volent le bétail, bloquent l’aide.
La faim n’est pas un phénomène isolé : elle est le nœud
où convergent les fractures du monde contemporain. Lutter contre la faim n’est
pas seulement l’affaire des gouvernements ou des experts. C’est une
responsabilité universelle : « Celui qui souffre de la faim n’est pas
un étranger. C’est mon frère. » La faim n’est pas un problème technique,
mais une blessure spirituelle et morale qui révèle la crise de la communion
humaine.[5]
Développement et Paix
– Caritas Canada[6] est une organisation
catholique canadienne de solidarité internationale, fondée en 1967 par la
Conférence des évêques catholiques du Canada. C’est un mouvement démocratique
de solidarité enraciné dans l’enseignement social de l’Église.
Développement et Paix
mène des programmes spécifiques contre
la faim, notamment par son rôle dans la Canadian Foodgrains Bank,
qui regroupe des Églises et des organisations chrétiennes canadiennes engagées
contre la faim et les crises alimentaires. Développement
et Paix y contribue dans des programmes d’aide alimentaire d’urgence, des projets
de sécurité alimentaire, des initiatives agricoles durables, des interventions
lors de famines ou de crises humanitaires.
En plus, les projets internationaux de Développement et Paix incluent régulièrement du soutien aux
coopératives agricoles, des programmes pour les femmes au cœur du changement
(accès à la nourriture, agriculture), des initiatives de résilience climatique
pour protéger les récoltes.
Voilà quelques raisons, parmi beaucoup d’autres, de mettre
haut dans nos priorités de donateurs et donatrices des dons généreux annuels à Développement et Paix, notre organisme
catholique qui lutte en notre nom contre la faim dans le monde, et contre tant
d’autres maux qui brisent notre fraternelle mondiale. Je crois qu’il ne suffit
pas de donner quelques dollars par année lors de la campagne annuelle en faveur
de Développement et Paix. Il faut y
être le plus généreux possible et aussi répondre positivement aux autres
sollicitations monétaires ou participatives de notre Organisme de lutte
internationale contre la faim : Développement
et Paix.
† Roger Ébacher
[2]
Message
du Saint-Père aux participants à la 44e session de la Conférence de la FAO (30
juin 2025)
[5]
Voir aussi Angélus,
2 août 2026 Et chaque fois qu’il commente un évangile qui raconte la multiplication
des pains, Léon XIV revient avec vigueur sur ce thème du drame terrible de la
faim. C’est là un thème essentiel de la doctrine sociale de l’Église. Le Compendium de la doctrine sociale de
l’Église Compendium de la doctrine sociale de
l'église ne consacre pas un chapitre spécifique à la faim, mais il en
parle à plusieurs endroits clés, toujours dans la logique de la destination
universelle des biens et du droit à l’alimentation.
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