Une réflexion de l'abbé Rodhain Kasuba - L’Immaculée conception Marie, chef-d'œuvre de la grâce et non pas l’architecte du salut
Samedi, à la sortie de la messe, un homme au visage profondément assombri s’est approché de moi pour me confier la peine que lui cause la récente note doctrinale sur certains titres mariaux (Mater Populi fidelis). Je l’ai écouté attentivement et lui ai promis de lui répondre après avoir moi-même pris connaissance du document. C’est maintenant chose faite. Après la lecture de cette note et un bref voyage sur les réseaux sociaux, je constate, éberlué, qu’elle suscite une certaine tension. Pour ma part, je vois dans ce débat un exercice salutaire, qui nous invite à ajuster la manière dont nous parlons de celle qui, devant le Seigneur, se présente simplement comme sa servante. Il me semble que la fête que nous célébrons aujourd’hui permet de parler brièvement de ce thème si complexe. L’Immaculé Conception se trouve, dans sa position, au cœur de l’Avent. Alors que la liturgie suspend habituellement le Gloire à Dieu en ce temps d’attente, voici qu’en ce jour, l’Église nous invite à le chante...