mardi 3 septembre 2013

Jour de jeûne et de prière pour la Syrie

Dans un discours passionné lors de l’angélus de dimanche dernier à la place St-Pierre de Rome, le Pape François a dénoncé la guerre et la violence, invitant les catholiques du  monde entier à observer « une journée de jeûne et de prière pour la paix en Syrie » samedi prochain, le 7 septembre, veille de la fête de la Nativité de Marie, Reine de la Paix.




Quelle date?

La Conférence des Évêques catholiques du Canada avait déjà invité les catholiques du pays à observer une telle journée de jeûne et de prière pour le même motif le samedi 14 septembre, fête de la Croix glorieuse. Évidemment, l’essentiel n’est pas la date, mais l’intention et la pratique. Le 7 arrive rapidement. Afin de mieux se préparer, je nous invite à observer cette journée le samedi 14 septembre, comme l’avait prévu la CÉCC.

La prière

Comment vivre cette journée? D’abord par la prière. Vous pourriez vous rendre à votre paroisse pour y participer à un moment de prière communautaire : la messe, une liturgie de la Parole, un temps de prière devant le Saint-Sacrement, la célébration du sacrement du Pardon sont toutes des activités possibles.

Individuellement, vous pourriez prendre des temps de prière à la maison. Vous pourriez prier le chapelet en méditant les mystères douloureux.


Vous pourriez prier la liturgie des heures : prière du matin (laudes), du milieu du jour (tierce à 9h, sexte à midi ou nones à 15h), du soir (vêpres) et de la nuit (complies). Vous pouvez trouver les textes de ces prières en cliquant le jour-même sur le lien suivant.


Dans la colonne de gauche, vous verrez des hyperliens vers les diverses prières.

Le sens du jeûne

Benoit XVI dans son message du carême en 2011 disait : « Pour le chrétien, le jeûne a une signification profondément religieuse : en appauvrissant notre table, nous apprenons à vaincre notre égoïsme pour vivre la logique du don et de l’amour…  la pratique du jeûne n’a rien d’intimiste, mais ouvre à Dieu et à la détresse des hommes. » 

Depuis Vatican II, l’Église n’impose plus que deux jours de jeûne effectif, soit le mercredi des cendres qui est le premier jour du carême et le Vendredi Saint pour nous associer à la mort de Jésus sur la croix afin de ressusciter avec lui le jour de Pâques. Il peut être offert comme une réparation de nos péchés, une décision de changer quelque chose dans nos vies pour laisser Dieu y prendre sa place, mais il peut aussi être offert pour les autres. Qu’importe la raison de jeûner, c’est toujours un geste de solidarité avec ceux et celles qui n’ont rien à manger, qui sont dans la souffrance.  

Comme ouverture à Dieu, le jeûne est une réponse à l’invitation qui nous est faite : « Soyez des disciples de Jésus ».  Comme il est ouvert à la détresse des humains et intimement lié à la question du partage, le jeûne doit nous pousser à des actions de charité, de solidarité d’un cœur libre de disciples.

Comment jeûner

Dans la tradition catholique, le jeûne ne veut pas dire la privation de toute nourriture. Il s’agit plutôt de modifier notre diète pour l’alléger et la simplifier. On évite les grands repas, on préfère ne pas prendre de viande ou d'alcool, on reste toujours un peu sur notre faim.

Voici une diète proposée pour un jeûne "catholique" :

En se levant,
une orange et un petit bol de gruau ou de céréales.
En milieu de matinée,
une pomme avec du yogourt et un peu de miel.
Au milieu du jour,
un œuf brouillé avec un peu de fromage.
En fin d’après-midi,
une banane sur du pain grillé avec du beurre d’arachides.
En soirée,
une bonne salade aux légumes.


Lorsque la faim vous tiraille l’estomac, pensez aux centaines de milliers de réfugiés de cette terrible guerre civile en Syrie et faites monter une prière au ciel en leur faveur.

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